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 Le « speed boat » est l’un des ateliers qu’un bon agiliste doit posséder dans sa boite à outils. Construit autour de la métaphore d’un bateau souhaitant atteindre une île, il permet de partager et fédérer autour de la stratégie d’une équipe ou d’un produit pour améliorer son efficacité. Il fait partie des “Innovation Games” conçus par Luke Hohmann. 

En quoi consiste-t-il ?

L’idée de cet atelier est de définir, via une métaphore, plusieurs dimensions concernant un projet ou un produit :

  • Le bateau représente les acteurs impliqués dans le projet
  • L’île représente l’objectif à atteindre
  • Les vents favorables représentent les éléments qui aident le projet à avancer plus vite
  • Les ancres représentent les freins qui ralentissent le projet
  • Les récifs représentent les risques susceptibles de faire échouer le projet
  • Le soleil représente ce qui a été apprécié et rend la vie plus paisible. Cette partie est surtout intéressante lors d’une rétrospective.
Modèle support pour un atelier Speed Boat (Xebia)

Quand jouer cet atelier et pourquoi ?

Cet atelier peut ainsi se jouer avec 2 objectifs différents :

  • En début de projet, il permet à tous les participants de partager leur vision sur les facteurs clés du succès du projet ou produit et les causes potentielles d’échec afin de les dérisquer le plus rapidement possible
  • Pour une rétrospective, on accentuera sur les freins et les risques afin d’identifier les pistes d’amélioration.

Comment se déroule-t-il ?

Avant de commencer, le facilitateur dessine les différents éléments. Ils doivent être assez éloignés les uns des autres afin de laisser de la place pour l’expression des participants.

L’idéal est d’avoir des post-its de 6 couleurs différentes (une par catégorie).

Selon la taille du groupe, il est aussi possible de faire des binômes afin d’éviter les doublons.

Il existe plusieurs façons de faciliter cet atelier. En voici une parmi tant d’autres :

  1. L’île : définir une idée seulement. Parfois, on peut accepter 2 post-its, le premier représentant un objectif individuel, le second un objectif collectif. Une fois ce post-it défini, à tour de rôle, chacun se lève et va coller son post-it au niveau de l’île. Si plusieurs post-it abordent la même idée le facilitateur pourra (avec l’accord des participants) les regrouper afin d’avoir une meilleure lisibilité
  2. Le bateau : il peut être abordée de manière collective, si l’identification des acteurs paraît évidente.
  3. Les vents favorables : ils peuvent être nombreux, mais il faut bien rappeler la règle d’or : “Une idée par post-it” afin de les regrouper plus facilement
  4. Le soleil : dans le cadre d’une rétrospective, c’est alors le moment d’aborder les remerciements
  5. Les “ancres” et “récifs” : souvent, il y a confusion entre freins et risques, d’où l’idée d’aborder les 2 en même temps et de décider ensemble s’il s’agit d’un frein ou d’un risque.

Après avoir identifié les différents éléments, il est temps de s’attarder sur les freins et les risques afin de définir des actions permettant de les réduire. S’ils sont trop nombreux, il est possible de procéder à une séance de “dot voting” à base de gommettes afin de ne s’intéresser qu’aux plus impactants.

Pour un Product Manager, cet atelier est donc très intéressant dans sa gestion des risques. Il a aussi l’avantage d’aligner (ou réaligner) toutes les personnes gravitant de près ou de loin autour du produit et ainsi gagner en efficacité.

Pour aller plus loin :